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GERSHWIN George (1898 - 1937)
GERSHWIN George
« Gershwin a accompli le miracle de faire de la forme "jazz" une lady du grand monde. Il est le prince qui a pris la main de Cendrillon pour en faire une reine. » WALTER DAMROSCH
Tout son répertoire

Biographie

NĂ© aux USA, Ă  Brooklyn (New York), dans une famille d'Ă©migrĂ©s juifs russes excentrique et sans culture. Ses parents, originaires de Saint-Petersbourg, ont fui les pogroms pour s'installer Ă  Brooklyn oĂč ils se marient en 1895. Moische Gerschowitz, le pĂšre, est tour Ă  tour gĂ©rant de bain turc ou laveur de carreaux ; Rose prĂ©fĂšre la lecture des journaux hippiques et amĂ©liore le quotidien du mĂ©nage en jouant un excellent poker. DĂšs ses 12 ans, leur second fils, Jacob (futur George), s'aperçoit qu'il prĂ©fĂšre, quant Ă  lui, les courses Ă  patins Ă  roulettes et les combats de rue Ă  l'assiduitĂ© scolaire. Son frĂšre aĂźnĂ©, IsraĂ«l (surnommĂ© Ira), lit tout ce qui lui tombe sous la main et mĂ©prise le piano droit qu'on lui a offert. Alors Jacob s'en empare. C'est le coup de foudre.
Prenant des cours avec un professeur wagnĂ©rien qui lui enseigne quelques rudiments, il se fait engager comme « song plugger » (vendeur de partitions) Ă  Tin Pan Alley oĂč il fait Ă©couter des centaines de chansons Ă  une foule de chanteurs de Broadway qui cherchent leurs futurs tubes. Parmi eux un certain Frederic Austerlitz (qui deviendra Fred Astaire). Convaincu par cette pratique que ce n'est pas trĂšs compliquĂ© de composer, il se lance, invente de charmantes mĂ©lodies et donne son premier succĂšs en 1919, « Swanee », dont s'empare une immense star de l'Ă©poque : Al Jolson. C'est le triomphe et la notoriĂ©tĂ©. Son frĂšre se dit que ça n'a pas l'air plus compliquĂ© que ça d'Ă©crire des paroles. Il se montre en fait prodigieusement douĂ©. Le plus cĂ©lĂšbre couple de crĂ©ateurs de Broadway est nĂ© : George et Ira Gershwin.
Soutenu par des crĂ©ateurs confirmĂ©s comme Irving Berlin et Jerome Kern (avec lesquels il crĂ©e l'ASCAP, SACEM modĂšle USA), encouragĂ© par des producteurs comme le grand Florenz Ziegfeld, les mĂ©lodies lui coulent des doigts. Devenu riche aprĂšs le triomphe de « Lady be good » (1924), il accepte la proposition d'un chef d'orchestre qui se dit « roi du jazz », Paul Whiteman : crĂ©er une oeuvre qui fasse entrer le jazz dans les salles de concert. Ce sera « Rhapsody in blue » (1924), un triomphe qui va lui permettre d'ĂȘtre reçu dans toutes les capitales du monde, et de rencontrer des musiciens aussi prestigieux que Maurice Ravel, Alban Berg ou Nadia Boulanger.
Collectionneur de succĂšs fĂ©minins, trĂšs liĂ© Ă  des acteurs comme Edward G. Robinson ou Groucho Marx, excellent peintre amateur, passionnĂ© de base-ball, bon joueur de golf, il installe toute sa famille Ă  New York, dans une somptueuse villa au bord de l'Hudson. C'est la fĂȘte en permanence. Pour travailler en paix, George occupe une suite dans un hĂŽtel Ă  proximitĂ©. Tout en continuant de triompher Ă  Broadway avec de nombreuses revues, il perfectionne ses connaissances, compose un Ă©poustouflant « Concerto in F » pour piano et orchestre (1925), un ballet symphonique grandiose : « An American in Paris » (1928) et, en 1935, un opĂ©ra qui surprend le monde lyrique : « Porgy and Bess ». Hollywood lui fait un pont d'or. Il s'installe Ă  Bel Air, frĂ©quente Paulette Goddard (la femme de Charlie Chaplin) ou Simone Simon (la plus cĂ©lĂšbre des stars françaises aux USA), joue au tennis avec Arnold Schoenberg.
Mais des migraines chroniques lui empoisonnent la vie. Les médecins pataugent, diagnostiquent trop tard une tumeur au cerveau. Il meurt des suites d'une désastreuse intervention chirurgicale.

Oeuvres principales

Influences

Contemporains de style proche

Filiation stylistique

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